La banque de programmes des radios locales de proximité

EN QUELQUES MOTS

Échanges et productions radiophoniques (EPRA) est une association qui regroupe des radios productrices et des auteurs d’œuvres radiophoniques. Elle a pour mission la mise en œuvre d'une banque de programmes radiophoniques.

L’EPRA mutualise et redistribue des programmes radiophoniques vers un réseau de radios associatives adhérentes sur tout le territoire national.

L’EPRA contribue ainsi à la promotion des valeurs républicaines, de la cohésion sociale, de la diversité et de l'égalité des chances, la valorisation des initiatives portées dans les quartiers en difficulté, l'intégration des personnes issues de l'immigration ou encore la lutte contre les discriminations.

Véritable relais du travail de proximité des acteurs de terrain, des expériences locales et de la parole citoyenne, l’EPRA permettra ainsi aux radios associatives de valoriser leurs productions radiophoniques et d’élargir leur champ de diffusion.

UNE BANQUE DE PROGRAMMES AU PARCOURS SINGULIER

A la fin des années 80, la création de l'EPRA a répondu à une conjonction d’intérêts entre des partenaires très différents (le FAS, d'autres partenaires publics, des radios associatives locales, Radio France internationale (RFI) et l'Institut du monde arabe) et s’est inscrit dans le contexte radiophonique de cette époque..

En 1989, dans le cadre de ses nouvelles orientations et de l’évolution des radios associatives de proximité sur la bande FM, le Fonds d'action sociale (FAS) a mis un terme à ses subventions pour Radio France internationale (Rfi). Cette dernière avait produit des émissions visant l’intégration des travailleurs immigrés en France. Les émissions produites ont été diffusées par Rfi sur les ondes moyennes.

Cette situation a contribué à faire émerger une dynamique de projets soutenus par les radios associatives sur le thème de l’intégration, à un moment où les exigences du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) sont devenues plus contraignantes. Des porteurs de projets de «banques de programmes» ou de «fils musicaux» avaient eu besoin de soutiens et de financements publics. Le FAS a été sollicité par un grand nombre d'opérateurs, à l'instar de l’Institut du monde arabe (IMA), Rfi, mais aussi par des radios associatives.

Face à cette diversité, le FAS a souhaité un regroupement de ces projets. De leur côté, les représentants de l’État ont apprécié l’idée d’un diffuseur «public» de programmes vers les radios locales dans un double objectif d’intégration et d’amélioration de la qualité des programmes des radios. À la suite d’une étude de faisabilité conduite par les services du FAS, un projet « d’agence sonore » a été mis en œuvre. Le principe est acquis vers mi-1991, et l’arbitrage s'est fait au niveau du Premier ministre pour marquer une forte volonté politique autour de ce projet.

La première structure a été créée en novembre 1992, sous forme associative, puis transformée en groupement d’intérêt public (GIP) en septembre 1993. Les partenaires impliqués dans le projet EPRA dès son origine étaient d’abord membres de l’association, puis signataires de la convention constitutive de ce premier GIP. Renouvelé en 1996, en 1999 puis en 2004 sous la même forme, des évolutions structurelles ont été introduites dans la nouvelle convention constitutive de 2005, qui a régi le GIP pour une durée de 6 ans.

Malgré un constat unanime sur l'utilité de l'outil EPRA, son Assemblée générale, dans laquelle l’État dispose à lui seul de la majorité sous l'impulsion de son autorité de tutelle (le Secrétariat interministériel des villes) a approuvé la dissolution du GIP EPRA lors d'une réunion statutaire du 21 décembre 2013.

Un certain nombre de radios, membres du Groupement d'intérêt public, convaincu de la pertinence du projet EPRA, dans le contexte socio-politique actuel, a décidé de se constituer à nouveau en association pour poursuivre la mission de l'EPRA.

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